Conférence le 5 janvier 2013 Les frères Strougatski

LES ROMANS DE SCIENCE-FICTION DES FRERES STROUGATSKI
Conférence en russe de Mikael Bronshtein, le samedi 5 janvier à 15 h 00 au Salon Pouchkine
Strougatski

La mort de Boris Strougatski, survenue le 19 novembre dernier, met fin à une carrière littéraire remarquable. Arcadi (décédé en 1991) et Boris Strougatski ont écrit en commun, à partir de 1959, une trentaine de romans de science-fiction qui ont remporté un franc succès auprès de plusieurs générations de lecteurs. Leurs ouvrages en langue russe ont été édités à plus de 50 millions d’exemplaires et traduits dans 32 autres langues. En 1979, le réalisateur russe Andreï Tarkovski a porté à l’écran l’un des plus célèbres d’entre eux : « Stalker. Pique-nique au bord du chemin ».
Jamais bien éloignés des réalités que vivaient durement leurs lecteurs soviétiques, les romans des frères Strougatski continuent cependant de passionner un public très étendu et international. Les thèmes abordés, dans un style souvent caustique et inclassable, vont bien au-delà de la science-fiction. Ils touchent à la fois à l’universel et à la responsabilité personnelle.
Les frères Strougatski se sont hissés au plus haut niveau de la science-fiction et font partie des grands auteurs de la littérature russe.
Le conférencier, Mikael Bronshtein, habite à Tikhvine, ville jumelle d’Hérouville Saint-Clair. Il s’est entretenu à plusieurs reprises avec le second des frères Strougatski pour la traduction en espéranto de plusieurs de leurs romans. La conférence en russe de M. Bronshtein sera traduite en français par Oxana.

Veronika DOLINA en concert

vendredi 23 novembre, à 18 heures, le concert de VERONIKA DOLINA (Moscou)

« MA MAISON S’ENVOLE »

 

Au milieu des années 1970 cette petite voix, vulnérable, mais indiciblement nette et ne ressemblant à aucune autre, a retenti dans les deux capitales russes: à Moscou et à Saint Pétersbourg. Elle remplissait des salles, mais ses concerts restaient intimes, s’adressant à chacun, en même temps qu’à personne… Peut-être, seul Boulat Okoudjava pouvait y être évoqué, par allusion.

En 1989 elle fait sa première apparition en France, lorsque le théâtre Odéon invite cinq bardes russes dont les chansons sont écoutés en Russie, via des magnétophones. Depuis, tous les continents ont entendu cette voix fragile et le son de sa guitare.

Elle est auteure des traductions en russe des ballades de Marie de France.

Elle chantera pour vous en russe ainsi que les propres traductions de ses poésies.

Entrée: 12 Euros. (thé ou café offerts).

Réservation fortement souhaitée…

Salon Pouchkine déménage

Chers amis,

Le 30 octobre, le Salon Pouchkine ouvre de nouveau ses portes. Nous voudrions vous proposer notre programme pour le mois de novembre.

  1. 1.   Le jeudi 8 novembre, à 17 heures – la première séance de lecture du cycle « A la rencontre des écrivains russes contemporains », consacrée à Andrei Guelassimov.

(Voici le programme annuel) :

  8 novembre 2012 : Andreï Guelassimov

13 décembre 2012 : Viktor Pélevine

10 janvier 2013 : Andreï Bitov

14 février 2013 : Mikhaïl Chichkine

14 mars 2013 : Vladimir Nabokov

11 avril 2013 : Vassili Golovanov

16 mai 2013 [exceptionnellement le 3ème jeudi du mois] : Pavel Sanaïev

13 juin 2013 : Sigismund Krzyzanowski

  1. 2.   Le vendredi 23 novembre, à 18 heures, le concert de VERONIKA DOLINA (Moscou)

« MA MAISON S’ENVOLE »

Olga Goueslard

Oxana Charlot

Salon POUCHKINE

(rez de chaussée du Café des Images, Hérouville Saint-Clair)

Après-midi flamenco avec Stéphane Cardon

Le samedi 9 juin à 15 heures 30

Présentation de Christophe Cardon

Je suis né en 1962, année de la fin de la guerre en Algérie.

Je n’ai aucun antécédent familial pratiquant la musique, mais j’ai été intéressé dès mes 9 ans par un oncle qui m’a  fait découvrir par les disquesde Léo Ferré, Jacques Brel, Georges Brassens et la musique pop des années 70, notamment Jimi Hendrix.

J’ai eu ma première guitare vers l’âge de 16 ans mais ai toujours eu la paresse d’apprendre de façon consciencieuse. Il s’agissait alors de jouer pour jouer, de récupérer des accords par ci par là et d’intégrer un groupe. La découverte de beaucoup de styles de musique s’est poursuivie avec toujours une oreille attentive aux parties de guitare mais peu à peu la pratique a disparu.

 C’est à presque 40 ans que le flamenco m’a touché. Le soir où à Ifs, à l’Espace Jean Vilar, j’ai vu les frères Pinana sur scène. Un chanteur, une guitare….alors que j’étais passionné par les grandes formations latino américaines, cette simplicité m’a donné à croire que j’avais à chercher quelque chose de moi sur cette terre inconnue. Le flamenco demande du temps, beaucoup de temps, et une écoute active pour s’en approcher et découvrir petit à petit l’immensité de ses représentations et ses subtilités. Je crois qu’ il nécessite également une initiation et j’ai eu la grande chance de pouvoir côtoyer Manuel Bustamante qui tenait une lutherie à Caen, lui qui m’a dit un jour que j’avais plongé dans une piscine et que je n’en étais pas ressorti. J’ai repris la guitare, guidé de stage en stage par Yves Ricou, un ami et professionnel de Rennes, pour cette fois ci travailler l’instrument. La dimension du chant m’a également tout de suite envouté ainsi que la portée poétique et populaire des paroles. Je me suis ainsi essayé au chant avec Laurent Plet qui a malheureusement arrêté la guitare pour des raisons médicales.

J’ai le restant de ma vie pour écouter, regarder et apprendre car on peut considérer le flamenco comme un art populaire savant de transmission.

J’ai la « aficion », comme on dit, une sorte de « passion éclairée », mais je ne me considère pas du tout comme un guitariste qui joue du flamenco car il me manque trop de choses pour pouvoir le prétendre. Et ce n’est pas parce que je visite régulièrement l’Andalousie berceau de cet art et que je participe à des stages auprès de très bons guitaristes reconnus que je vais m’inventer une dimension que je n’ai pas. D’autre part mon métier n’a rien à voir avec la musique. Je ne suis donc pas un artiste, plutôt un apprenti artisan qui fait ce qu’il peut. C’est la raison pour laquelle le récital que je propose s’appelle « Aux abords du flamenco, lo que pueo ». Ce que je peux.

Je serai accompagné par Bettina Schuler à la danse, une Berlinoise rencontrée il y a neuf ans à Jerez de la Frontera et qui a également une pratique d’amatrice éclairée .Une preuve que cet art, reconnu patrimoine de l’humanité depuis 2 ans, est universel. Comme l’amour, la vie, la mort. Mais c’est un patrimoine vraiment vivant dont la représentation évolue sans cesse tout en restant reconnaissant à son propre héritage.

 

 

Russie historique et fictionnelle

Ivan Tchistiakov, Journal d’un gardien du goulag, Denoël, 286 pages, 22 euros

Le journal quotidien, tenu dans les années 1935-1936, par un gardien, ancien ingénieur, devenu chef de la « garde armée » sur l’un des secteurs ferroviaires qui relie le lac Baïkal au fleuve Amour. Un document exceptionnel sur la vie des camps staliniens, miraculeusement conservé et conservé par l’association Memorial de Moscou.

www.memo.ru

 

Catherine Merribale, Les guerriers du froid. Vie et mort des soldats de l’armée rouge 1939-1945, Fayard, 512 pages, 25 euros 40

 C’est une histoire à hauteur d’homme que nous raconte l’historienne britannique Catherine Merribale, une « guerre d’Ivan » (c’est le titre original de l’ouvrage), fantassins russes frappés par la conscription, paysans pour les trois quarts d’entre eux. Troupe d’abord mal préparée, mal entraînée et mal équipée qui subira d’abord une véritable hécatombe (4,5 millions de soldats mourront au cours des six premiers mois) ; troupe plus professionnelle à partir de l’été 42 qui reconquière le territoire national ensuite ; troupe qui se livrera à une « orgie de crimes de guerre » en Roumanie et en Hongrie, enfin. Un livre essentiel pour connaître ce que fut la vie militaire de « l’autre » front…

 

Francesc Seres, Contes russes, Editions Jacqueline Chambon, 286 pages, 21 euros 50

Une anthologie de textes de cinq écrivains russes de la fin du dix neuvième siècle à nos jours dont la particularité est que tous ces auteurs sont… fictifs ! Ou comment une hyperbole de la fiction permet de saisir l’âme d’un peuple…

 

 

 

 

A la rencontre de Iouri Bouïda

Le vendredi 25 mai à 17 heures 30

Nous vous proposons la découverte d’un auteur contemporain russe (né en 1954), qui fût pour nous-même une Rencontre… En sera-ce une, pour vous?

En tout cas, nous vous invitons au Salon Pouchkine, assister à la lecture des extraits de deux ses romans, traduits brillamment par Sophie Bénech (Entrée Libre) :

 

 « Le Train zéro » (dont le titre original est en fait Don Domino) est le premier court roman de Iouri Bouïda publié en français. Un texte étrange et presque surréaliste sur les habitants d’une station coincée le long d’une ligne sur laquelle ne passe qu’un seul train, dont on ne sait d’où il vient ni où il va.

 

« Potemkine ou Le troisième cœur ». Un roman qui commence à Montmartre, en 1926, avec des exilés russes, où Fiodor Zavalichine, dit Théo, ancien militaire russe plusieurs fois médaillé reconverti dans la photographie, va au cinéma voir « Le cuirassé Potemkine », de Sergueï Eisenstein. Point de départ d’une série de péripéties improbables qui sont autant d’occasions de s’interroger sur la conscience, le bien et le mal, le châtiment…. Un roman fascinant traversé par un personnage incandescent dans un monde sombre.

www.buida.ru

 

Le carnet « Russie contemporaine »

Le carnet « Russie contemporaine » est une « veille » de documents, articles, matériaux de recherche sous toutes les formes électroniques (blog, video clip, enregistrements audio ou vidéo…) émanant tout à la fois des acteurs politiques et sociaux, des experts et des journalistes. Cette veille est assurée par des chercheurs spécialistes de la Russie et notamment ceux qui animent le séminaire « Sociologie politique de la Russie contemporaine » à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales.

Une source d’informations absolument indispensable pour celui ou celle qui s’intéresse à la Russie d’aujourd’hui…

On le trouve là : www.russie.hypotheses.org

 

Lecture d’Eugène Onéguine d’Alexandre Pouchkine

Le samedi 12 mai 2012, au salon Pouchkine 

André Markowicz est venu au Salon Pouchkine au mois de janvier dernier, parler de son dernier livre, Le soleil d’Alexandre, portrait à la fois poétique et savant du destin de la « génération » de Pouchkine, cette constellation de poètes lyriques. Mais Pouchkine, c’est d’abord son roman en vers, Eugène Onéguine. Cette fois, pour en lire des extraits, il viendra avec la personne qui lui a transmis son amour pour ce roman (et pour la langue russe), sa mère, qui les dira en russe puisqu’elle les connaît par cœur.

« Mon oncle, un homme de morale,

Lorsqu’il sentait qu’il trépassait,

Força l’estime générale

Et se tailla un franc succès ».

[…]

 

Livre / échange mars 2012

Salon Pouchkine à Hérouville Saint-Clair

25 janvier 2012.

Olga Goueslard, Oxana Charlot et Alain Vivier (DR)

Au Salon Pouchkine, vit une autre Russie. Littéraire, contemporaine, réjouissante et… délicieuse. On peut y lire, boire un thé ou déjeuner, apprendre le russe… et acheter ses livres !

Ici la carte des thés invite au voyage : le thé des tsars, la chambre de Raspoutine, le voyageur des steppes, les rives de la Volga… Voyage pour lequel les hôtes du Salon Pouchkine sauront aussi vous conseiller les livres à emporter. La création du Salon Pouchkine est déjà une aventure en soi pour Oxana Charlot et Olga Goueslard ! En novembre 2010, lorsqu’Oxana Charlot a franchi le pas de la librairie Pages à Hérouville Saint-Clair, son propriétaire, Alain Vivier, songeait plutôt à mettre la clé sous la porte. Les vitrines sont masquées, l’amplitude horaire n’est plus la même… « C’était difficile pour moi de voir une librairie ainsi », se souvient Oxana Charlot. Traductrice et interprète pour le russe, elle n’a pas de travail alors. Elle propose son aide à Alain Vivier. Mais très vite le coup de main devient amitié et travail. « Soit la librairie disparaissait, soit on continuait. » Davantage sceptique, Olga Goueslard, sa sœur, l’accompagne pourtant dans l’aventure ! « Comment diversifier l’activité pour garder la librairie, tout en formulant une offre autrement ? L’idée des livres d’occasion est venue. Il s’agit aussi pour nous de rendre le système plus souple, plus attrayant et moins dépendant des caprices du marché », explique Oxana Charlot. « Il y a une vie des livres qui ne s’arrêtent pas à la vente. L’investissement de base est moindre. Cela tourne plus vite », complète Olga. Quelques travaux, un peu de mobilier, la constitution d’un fonds de livres d’occasion : le salon de thé librairie ouvre ses portes fin octobre 2011. Il coexiste avec l’activité de la librairie Pages blanches créée par Alain Vivier. « C’est aussi une histoire d’amitié. Nous avons cherché une forme pour faire la transition. Soit je fermais définitivement la librairie, soit je la laissais à quelqu’un en qui j’ai confiance», explique Alain Vivier. La vente des ouvrages d’occasion a même relancé la vente des livres neufs. Connaisseur de la littérature russe –il se rendait régulièrement là-bas–, Alain Vivier proposait déjà des ouvrages traduits ou en langues d’origine. Ce que Oxana Charlot et Olga Goueslard proposent très logiquement.

Elles ont baptisé leur salon Pouchkine : « Pouchkine a su aussi utiliser la langue populaire et la faire entrer dans la littérature. C’est d’ailleurs pour cela qu’il avait la possibilité d’être un poète intraduisible ! L’esprit du peuple s’est incarné avec Pouchkine », explique Olga Goueslard. « Cela représente l’âge d’or de la littérature russe où il existait un réel bilinguisme dans les milieux cultivés. En Russie, on dit que Pouchkine, c’est notre tout ! Il parlait parfaitement français.» Une référence toute symbolique pour les deux sœurs natives de Saint-Pétersbourg. Journaliste, philologue, Olga est arrivée à Caen il y a 13 ans. Philologue, enseignante du français, traductrice et interprète, Oxana, elle, a rejoint sa sœur en 2007. « Les livres, c’est la passion d’une vie. La seule chose que nous promenions à travers de kilomètres, de Saint-Pétersbourg à Caen, ce ne sont pas nos meubles ni nos affaires, mais notre bibliothèque », sourit Olga. « Cela fait partie de nous. »

Librairie Pouchkine
10 place de l’Horloge 14200 Hérouville Saint-Clair